[Portait] Eric Dousset, Surfeur-Ostréiculteur

Oléronnais et enfant du pays, Eric Dousset, Surfeur respecté et ostréiculteur depuis 5 génération, est bien connu sur son ile natale pour sa pour sa gentillesse, et sa disponibilité. C’est un travailleur acharné, un peu pile électrique mais toujours à l’écoute, prêt à rendre service et généreux dans l’âme: Rencontre

Eric Dousset dans son exploitation ostréicole ©X.Renaudin
Eric Dousset dans son exploitation ostréicole ©X.Renaudin

Royan Glisse: Salut Eric, peux tu te présenter ?

Eric Dousset: Je m’appelle Eric, j’ai 36 ans.
Je suis ostréiculteur de père en fils depuis 5 générations connues.
Je surfe depuis maintenant +/- 20 ans

RG: Comment fais tu pour allier ton métier et ta passion ?
ED: Mon métier et le surf sont mes 2 passions, et sont intimement liés avec l’océan !
Je check les prévisions tous les jours pour le boulot, car c’est un métier qui demande de sortir en mer quasi quotidiennement pour les huitres, je regarde donc la houle et le swell et si le vent est correct. Si tous les éléments sont réunis et que je vois que je peux en plus me faire une session, je m’organise dans mon travail pour me libérer. Apres, toujours en fonction des conditions, je choisi le spot le mieux orienté, je check mes potes et on va se faire une session !
En gros, j’arrive à m’organiser 3 à 4jours avant au niveau boulot pour me libérer du temps.

RG:  Les meilleurs swells en Charente Maritime sont généralement à l’approche des fêtes de fin d’années, « la pleine » saison pour les huitres ! Arrives tu à aller surfer ?
ED: Très peu !
Du moins, on va dire que c’est compliqué, mais j’y arrive.
Si une session Epic sur l’ile ou une « Côte Sauvage » bien engagée avec du barrel à la clé, se profile à l’horizon, sans hésiter, j’y vais !
Après, faut que ça soit du sûr, mais j’ai toujours quelques potes qui me préviennent arrivés sur le spot. Même pour 2heures de surf, dont 1 heure de route, je vais me changer les idées et surtout prendre du plaisir.

Eric Dousset en action boat trip ©X.Renaudin
Eric Dousset en action boat trip
©X.Renaudin

RG: Quels sont pour toi les meilleurs spots sur l’Ile d’Oléron et en Charente Maritime ?
ED: Sans aucuns doute : Chassi ! (Chassiron)
Pour ses manœuvres, c’est engagé comme surf, et surtout le spot freine les novices. Il n’est pas surpeuplé car il est compliqué et n’est pas à la portée de tous (Retour sur les « Spots dangereux », Surf Session Avril 2015)
Il y a les Allass ‘ aussi sur l’ile (les Allassins), parfait pour faire du longboard avec mes enfants, et évidement d’autres spots dont je tairai le nom (rires)
Autrement : Côte sauvage, sans hésité : spot de beach break, avec de bons bancs de sable, c’est une vague creuse et tubulaire avec engagement, la vague est rapide et peut nous surprendre avec de gros bowls.

RG:  Tu nous parles de ton fils justement, alors le surf, une histoire de famille ?
ED: Du tout, je suis le premier surfeur dans ma famille, le surf étant peu développé dans les années 70, 80 sur l’ile. Par contre j’initie mes enfants : mon fils qui à 7 ans surfe depuis l’âge de 3 ans avec moi. Il prend des cours régulièrement en école de surf avec mon ami, et partenaire de session, Volo ! (Volodia Pertsowsky NDLR)
Et ma fille qui elle a 11 ans. Ça fait 2 ans qu’elle s’est mis au surf, non sans mal, car au début elle avait un peu peur des vagues (rires), mais maintenant ça va mieux et je suis optimiste.
Par contre avec le surf, j’ai vraiment envie de leur transmettre quelque chose à tous les deux : La philosophie de ce sport, du partage avec les potes, de ses valeurs à l’eau comme à l’extérieur et la communion avec l’océan.
C’est important pour moi !

RG:  Passionné, tu voyages beaucoup l’hiver, quelles sont tes destinations ?
ED: Alors, j’ai pas mal voyagé en effet !
J’ai fait le Maroc, la Guadeloupe, puis pas mal l’indo aussi : Bali, Sumatra, …
Prochains trip, destination Mentawaï et Sumbawa.
Et mon rêve c’est Hawaï et le North Shore, juste pour voir, pour rêver un peu et essayer bien sûr !

RG:  Ton meilleur trip, meilleur spot et meilleur vague pour ton ?
ED: NIAS en Indonésie, parce que je suis frontside, que la vague est très creuse et que j’adore les barrels (rires)

Eric en Indo en train de se caler un barrel
Eric en Indo en train de se caler dans un barrel ©DR

RG: Un dernier mot Eric ?
ED Mangez des huitres, mais des Marennes Oléron !!!

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